Durée de lecture : 2 minute(s)

Rappelons tout d’abord que cette initiative entre dans le cadre d’un vaste programme gouvernemental d’investissements dans le domaine agricole avec pour objectif premier de réduire le chômage et faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, en mettant un accent particulier dans l’enseignement technique et professionnel dans le système éducatif gabonais. 

Ce programme prend également en charge les opérateurs économiques intervenant dans le domaine agricole, via des conventions de partenariat entre les entreprises concernées, le Ministère de l’Agriculture et le Ministère chargé de la Formation professionnelle.

© Daniel Fazio – Unsplash

Le second objectif de ce vaste programme vise à renforcer le secteur agricole, afin de réduire la dépendance alimentaire vis-à-vis des pays voisins et faire du Gabon un des greniers de l’Afrique centrale. 

Ces formations dans les filières agricoles sont une bouffée d’oxygène pour l’école nationale de développement rural d’Oyem créée en 1989. En effet, cette dernière est restée fermée pendant dix ans, faute d’outils de formation, d’adéquation formation-emploi, avant d’être réhabilitée partiellement en 2006 par le gouvernement. Avec une capacité d’environ 106 étudiants, dont la plupart sont des fonctionnaires du Ministère de l’Agriculture, ces derniers sont appelés après leur formation à coordonner le développement agricole dans l’ensemble du pays. Malgré cela, l’École nationale de développement rural peine à atteindre ses objectifs. Pour cause, l’établissement souffre de la vétusté de ses outils de formation, la dégradation des locaux, et l’absence de financement à l’origine de sa fermeture.   

Un autre projet s’inscrivant dans le même élan de création d’emplois dans les métiers agricoles, est le programme Graine (Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés) piloté par l’Etat et Olam Gabon à travers la signature d’une joint-venture (co-entreprise) qui a donné naissance à la Sotrader (Société gabonaise de transformation agricole et développement rural). Le but de Sotrader est de fournir aux populations rurales réunies en coopératives, des terres exploitables, des outils de travail et une assistance technique pour la culture du manioc et de la banane. Lancé en 2015, à ce jour, le projet est dans la phase de commercialisation des produits issus des coopératives à travers la mise en place de marchés agricoles dans Libreville et l’intérieur du pays. 

© Peter Feghali – Unsplash

Cependant, le programme Graine, fait face à plusieurs obstacles qui freinent son expansion à savoir le faible développement des zones rurales qui n’incite pas les populations au travail agricole.

Espérons donc que lors de la mise en place des formations de filières agricoles, le gouvernement prendra en compte tous ces écueils pour favoriser la réussite de ce programme.